Comment et pourquoi nous mettons-nous à fumer ?
Pour bien en comprendre les raisons, il nous faut examiner les puissants effets du subconscient, celui que j’appelle le partenaire endormi.
Dès notre plus jeune âge, notre subconscient est déjà imprégné de l’idée que les cigarettes nous relaxent et nous procurent courage et confiance en nous et que la chose la plus précieuse sur terre est une cigarette. Vous pensez que j’exagère ? Le constat est frappant en ce qui concerne les démonstrations artistiques, liées de près ou de loin à l’audiovisuel. Lorsque vous voyez un dessin animé, un film ou autre pièce de théâtre, et que quelqu’un est sur le point d’être exécuté, quelle est sa dernière requête ? C’est bien ça, une cigarette.
Ce genre de suggestion n’agit pas sur notre esprit conscient, mais notre subconscient, le partenaire endormi, a tout le temps de l’assimiler. La chose la plus précieuse sur terre, ma dernière pensée et ma dernière action seront de fumer une cigarette. Dans tous les films de guerre, les blessés ont droit à leur cigarette, même s’il ne leur reste plus un morceau de mâchoire pour la tenir.

La publicité pour les cigarettes est aujourd’hui officiellement bannie de la télévision et pourtant, aux heures de grande écoute, les joueurs en vogue, les meilleurs musiciens ou autres artistes sont toujours avec une cigarette à la bouche. Les programmes sont habituellement sponsorisés par les géants du tabac et c’est là le plus sinistre tendance de la publicité actuelle : le lien entre les événements sportifs et les marques de tabac.
Des écuries de formule 1 sont sponsorisées par certaines marques de cigarettes et vont même jusqu’à en porter le nom — ou est-ce l’inverse ? Un certain spot publicitaire, à la télévision anglaise, montre même un couple au lit parmi la cigarette après l’amour.
Avec le temps, la cigarette commence à vous murmurer des mots doux à l’oreille, par exemple que fumer vous détendra, vous permettra d’être plus concentré, d’avoir plus d’énergie, pire encore de vous accorder un moment de pause ou de faire la fête avec vos amis.

Vous devez commencer à élaborer une tactique de résistance à ce lavage de cerveau, exactement comme quand un vendeur porte à porte vient sonner chez vous pour vous vendre son produit ; acquiescez poliment, mais ne croyez pas un mot de ce qu’on vous raconte.
Regardez d’abord, derrière ces paquets brillants, la saleté et le poison qui s’y cachent. Ne vous laissez pas avoir par ces jolis cendriers, ces briquets dorés, et ces spots publicitaires qui vous disent que « fumer c’est cool ! ».
Commencez par vous demander : Est-ce que j’en ai vraiment besoin ? Non, évidemment.
Une fois que vous êtes sous l’emprise de la nicotine, le lavage de cerveau s’intensifie. Notre subconscient sait que le petit monstre doit être nourri et il ignore tout le reste. C’est bien la peur qui fait continuer les gens à fumer, la peur que ce sentiment de vide et d’insécurité qui s’empare de vous lorsque vous manquez de nicotine.
Le fait que vous n’en soyez pas conscient ne signifie pas qu’il n’existe pas. Vous n’avez pas plus besoin de le comprendre que le chat n’a besoin de comprendre comment fonctionne un radiateur ; il sait que, s’il s’assied à un certain endroit, il recevra de la chaleur.
La principale difficulté lorsqu’on veut arrêter de fumer est due à l’ampleur du lavage de cerveau. Le lavage de cerveau que nous fait subir l’éducation sociale, renforcé par celui que nous inflige l’expérience de cette drogue et enfin, le plus fort de tous, le lavage de cerveau dû à nos amis, nos parents et nos collègues.
La seule chose qui nous incite à fumer une première fois est que les autres le font : nous avons l’impression de manquer quelque chose. Nous travaillons dur pour finalement tomber sous l’emprise de la cigarette, et pourtant personne n’est jamais arrivé à éprouver ce qu’il lui manquait avant de fumer.
Chaque fumeur que nous voyons nous rassure ; le tabac doit effectivement apporter quelque chose, sinon pourquoi fumerait-il ? Et, lorsqu’on a arrêté, on ressent ce sentiment de privation lorsqu’on voit quelqu’un allumer une cigarette lors d’une quelconque occasion mondaine. On se sent sûr de soi et l’on imagine pouvoir alors s’en autoriser une, juste une. Avant même de s’en apercevoir, on est déjà dépendant.
Il faut ainsi absolument vous libérez de ce conditionnement. Remettons les choses à leur place : ce n’est pas le non-fumeur qui se trouve frustré, mais chaque fumeur, qui manque une existence pleine de santé, d’énergie, de richesse, de paix de l’esprit, de confiance, de courage, de respect de soi, de bonheur.
Et qu’est-ce que vous gagnez à fumer ? Qu’est-ce que vous gagnez en échange de ces terribles sacrifices ? Absolument rien — sinon l’illusion d’essayer de revenir à l’état de paix, de tranquillité et de confiance dont chaque non-fumeur profite en permanence.
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